Au banquet des mots

SERGE BONNERY
L'ex-journaliste de L'Indépendant et ancien président du centre Joë-Bousquet devient président du Banquet du livre. Serge Bonnery, un amoureux de la poésie au service de la pensée.

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« Si tu as la chance d'aimer la vérité, use ta vie à la faire aimer et ce que tu auras écrit durera plus que toi. » La pensée couchée sur papier par le poète Joë Bousquet dans sa chambre du 53 rue de Verdun, à Carcassonne, inspire la philosophie de vie de Serge Bonnery. Depuis cet été, cet ancien journaliste a accepté la présidence de l'association Le Marque-Page, qui organise, entre autres, le Banquet du livre à Lagrasse. « J'ai connu la naissance des éditions Verdier en tant que journaliste puis j'ai suivi le Banquet dès 1995. Je suis un compagnon de route qui se met au service de ce collectif. »

« Un compagnon au service du collectif. »


Le goût des mots, de ceux qui vous emportent au-delà des murs d'une chambre, transporte Serge Bonnery depuis son enfance. Et cette paix intérieure que lui procure l'écriture, il la doit à un livre et à un écrivain. Le livre, Les Fleurs du Mal de Baudelaire, dont il succombe à la beauté à 12 ans et qui reste toujours à portée de sa main. L'écrivain fondateur ? Il s'agit de Joë Bousquet, dont il entend pour la première fois le nom de la bouche du poète René Nelli. Le collégien prépare un exposé et l'historien lui conseille de lire Traduit du silence, un carnet intime et poétique parlant d'amour et d'art. Un vrai choc. Depuis, cet autodidacte a forgé sa pensée grâce à l'écriture et aux mots. D'abord comme journaliste mais aussi comme écrivain, avec trois récits déjà publiés aux éditions de l’Amourier. 


Ce fils d'enseignants militants, qui a grandi au bord du Canal du Midi, tourne une nouvelle page du roman de sa vie entre le centre Joë-Bousquet et Lagrasse, où il participe à un véritable « acte politique ». Au royaume des tweets et de l'éphémère, l'action du Banquet prend toute sa dimension et fait « intelligence avec ce lieu, un territoire rural. Ici, le public vient entendre une pensée approfondie dans un esprit de partage. Et si je peux me battre pour que le sens puisse se déployer, j'aurai le sentiment d'avoir été utile. »

Pour en savoir plus : www.lamaisondubanquet.fr