Aux côtés des viticulteurs

André Viola, le président du conseil départemental de l'Aude s'est exprimé sur l'importance donnée au combat pour défendre la viticulture dans l'Aude.

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Cultivée depuis plus de 2000 ans, la vigne façonne le paysage de l’Aude. Elle est intrinsèquement

liée à son histoire et fait partie intégrante de son patrimoine. Elle constitue aussi, depuis le 17e siècle, l’une de ses principales ressources économiques. Malgré les crises viticoles, sanitaires, économiques, le vignoble audois connaît, depuis les années 1970, une nouvelle vitalité. 25% de la surface viticole de la région Occitanie se situe dans l’Aude, qui produit aujourd’hui des vins d’une diversité remarquable et d’une qualité de plus en plus reconnue. Au quotidien, plus de 3300viticulteurs, qu’ils soient indépendants ou coopérateurs entretiennent et exploitent 64 000 hectares de vignes avec la volonté d’offrir le meilleur tout en préservant l’environnement, avec des pratiques culturales respectueuses et innovantes. Ainsi, près de 200 caveaux de dégustation et domaines ouverts au public portent la marque d’excellence Pays cathare® créée par le Département il y a 30 ans. Une exploitation sur dix pratique une viticulture bio.

Aux côtés de ces viticulteurs, le Département a choisi de les accompagner dans le développement d’une nouvelle méthode de lutte contre le ver de la grappe, appelée « la confusion sexuelle ». Sans tuer les nuisibles, elle empêche leur reproduction. Infiniment moins dommageable que l’utilisation de produits phyto- sanitaires pour éradiquer les insectes ravageurs, il s’agit d’une méthode douce pour l’environnement. Elle peine pourtant encore à se développer en France où seuls 3% des vignerons français y avaient recours pour protéger leurs cultures en 2013. Grâce à « Ma vigne au naturel », le dispositif d’aide mis en place par le Département, dans l’Aude, en 2018 et 2019, ce sont 1 200 viticulteurs audois qui ont adopté cette méthode, à la fois bonne pour l’environnement, bonne pour la vigne, bonne pour la santé des vignerons qui évitent ainsi d’être exposés à des produits nocifs, et bonne pour la santé des habitants des villages alentours.

Il y a fort à parier de son impact sur le développement œnotouristique également. Un tourisme que le Département a à cœur d’aider à développer tant il offre à ceux qui le pratiquent l’occasion de vivre une expérience réelle de découverte des patrimoines et des modes de vie de notre territoire. Les viticulteurs de l’Aude l’ont bien compris et rivalisent d’imagination pour attirer ces touristes en quête d’authenticité et d’art de vivre... Et si l’œnotourisme est synonyme de décou- vertes dans les caveaux et d’expériences œnologiques, il est aussi un tourisme de moments festifs, artistiques et conviviaux, que ce numéro d’Audemag vous invite à découvrir. L’été est là, profitez-en pour faire l’expérience et partir à la rencontre d’une culture. La nôtre.