Pianiste concertiste et chef d’orchestre, Cyril Guillotin est le fondateur et directeur du festival Ma Vigne en musique dans le Narbonnais. Jusqu’en novembre, la programmation s’invite dans les domaines viticoles, avec un point d’orgue le 10 juillet au Château Capitoul pour une Nuit du jazz.
Publié le
Dans le Narbonnais, la musique a trouvé ses vignes. « Je suis tombé amoureux de ces terres et de ceux qui les font vivre. Je me demandais ce que je pouvais apporter de mieux au territoire : de l’art, de la musique et de la transmission », sourit Cyril Guillotin. Arrivé à Narbonne il y a treize ans à la faveur d’un recrutement du conservatoire, le musicien d’origine parisienne vit désormais à Saint-Marcel-sur-Aude. « Je suis revenu à l’enseignement, à l’essence même du partage. » Amateur de vin et « hédoniste de la vie », il crée, il y a dix ans, Ma Vigne en musique, un festival qui place « l’excellence de la musique au coeur des plus beaux domaines viticoles du Narbonnais ». Classique, jazz, contemporain, création et jeunes talents s’y succèdent, avec un concert par mois dans un domaine différent. Le 10 juillet, la Nuit du jazz au Château Capitoul en sera le temps fort.
« Entre les deux concerts, une dégustation des divins nectars du domaine sera proposée. Nous réunissons un plateau d’artistes internationaux comme l’étoile montante de la chanson française Neïma Naouri, le crooner Hugh Coltman, le guitariste Hugo Lippi, les deux pianistes Johan Farjot et Bruno Fontaine, Pierre Génisson à la clarinette et le contrebassiste Joan Eche-Puig », détaille-t-il en réservant des surprises, dont « un panorama à couper le souffle ». Il annonce un concert atemporel, unique, appelé à rester dans les mémoires. « L’esprit du festival se veut chaleureux et amical, les artistes s’apprécient fondamentalement et cela transparaît sur scène, c’est inimitable. »
La musique ne doit pas être élitiste. Elle doit s'adresser à tous
Depuis sa création, le festival tisse un lien étroit entre culture et territoire, révélant la beauté des domaines et rapprochant la musique de tous les publics. Accessible au plus grand nombre, il propose la gratuité pour les moins de 12 ans et les élèves de conservatoires, ainsi que des prix adaptés. « La musique ne doit pas être élitiste. Elle doit s’adresser à tous. Le tarif est la première porte d’entrée vers cette universalité et, bien sûr, la qualité de la programmation doit permettre à tous de trouver son bonheur. C’est ma mission de passeur d’art, de transmission et de directeur artistique. »