Vote d’une motion de soutien aux syndicats face à la mairie de Carcassonne
En préambule de la session du conseil départemental de l’Aude ce jeudi 25 juin, l'assemblée départementale a voté une motion de soutien aux organisations syndicales menacées d’expulsion par le maire de Carcassonne.
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Agression contre les libertés syndicales et les libertés individuelles."
Qualifiée d'"agression contre les libertés syndicales et les libertés individuelles" par Hervé Baro, la menace d’expulsion exercée par le maire de Carcassonne sur les syndicats a été condamnée en session du conseil départemental ce jeudi 25 juin. Hélène Sandragné, la présidente du conseil départemental, et le vice-président en charge des solidarités territoriales ont ainsi soumis au vote des élus départementaux audois une motion de soutien aux syndicats face à la mairie de Carcassonne. Le texte a été approuvé par la majorité des élus de l’Aude.
Pour rappel, suite à une manifestation de différentes organisations syndicales en réaction aux premiers mesures prises par la Ville de Carcassonne, la mairie a appelé la CGT, la FSU, SUD et la CFDT à restituer les bureaux qu’elles occupaient gratuitement.
Par cet acte, il participe largement à l’affaiblissement des défenseurs des travailleurs et de leurs conditions de travail."
La motion approuvée par l'assemblée départementale en appelle notamment au respect de la liberté d'expression et rappelle le rôle des organisations syndicales. "Les syndicats constituent un pilier indispensable de la démocratie sociale et de la République dans notre pays. Pour permettre aux syndicats de fonctionner, des locaux leur ont souvent été mis à disposition. […] Jusqu’il y a peu, Carcassonne n’échappait pas à cette règle." À noter que la CGT carcassonnaise est hébergée par la ville depuis 130 ans et, depuis 89 ans, dans leurs locaux du 15 rue Voltaire. "C’était sans compter sur l’arrivée d’un maire issu des rangs du Rassemblement national, parti d’extrême-droite, à la tête de la ville préfecture audoise et de sa volonté de museler tous ceux qui ne pensent pas comme lui. Il leur dénie le droit de s’exprimer et d’avoir pignon sur rue", dénonce le texte. Et de poursuivre : "Encore une fois, par ces actes, le RN prouve qu’il défend bien moins le peuple qu’il ne le prétend dans ses propos de tribune. Par cet acte, il participe largement à l’affaiblissement des défenseurs des travailleurs et de leurs conditions de travail".
Ainsi en approuvant cette motion, le conseil départemental de l’Aude "dénonce et condamne cette attaque contre la démocratie sociale et les libertés syndicales. Il rappelle que la reconnaissance des corps constitués et la garantie de leurs moyens d’agir et de revendiquer font partie du socle fondateur de notre République laïque, démocratique et sociale".