Département de l’Aude
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Les rapaces de l'Aude

Des inventaires continus sur les rapaces du Département ont été mis en œuvre depuis les années 2000. Ce travail d’inventaire coordonné par la Ligue pour la Protection des Oiseaux de l’Aude a pour objectif de mieux cerner l’évolution des populations des différentes espèces de rapaces. Découvrez cet important patrimoine vivant (données LPO AUDE 2015).

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Qu'est-ce qu'un rapace?

Les rapaces sont, à l’exception des vautours, des oiseaux prédateurs qui présentent des caractéristiques dépendant étroitement de leur régime alimentaire. Les rapaces ont le bec crochu qui leur sert à dépecer les proies et des pattes puissantes, appelées serres, munies de griffes acérées. Si les rapaces diurnes sont dotés d’une excellente vue, les nocturnes ont, quant à eux, développé une ouïe remarquable.
Outre ces caractéristiques communes à tous les rapaces, chaque espèce s’est adaptée aux proies qu’elle consomme. Ainsi, les rapaces spécialisés dans la chasse des oiseaux comme l’Epervier, l’Aigle de Bonelli ou le Faucon pèlerin présentent des doigts allongés et des longues pattes qu’ils peuvent projeter loin vers l’avant.
Selon le milieu de prédilection de l’espèce, des différences morphologiques peuvent également être observées. L’Epervier et l’Autour, rapaces forestiers, possèdent des ailes courtes et larges qui leur permettent de manœuvrer aisément entre les arbres. A l’opposé, les longues ailes du Faucon hobereau facilitent la chasse au vol.
Les couleurs du plumage dépendent du mode de nidification des espèces. Le plumage des femelles de busard, espèces qui nichent au sol, est mimétique. Elles peuvent ainsi couver sans être repérées.

Leur protection

Longtemps persécutés par l’Homme, toutes les espèces de rapaces sont intégralement protégées depuis 1975. Plusieurs espèces ont largement bénéficié de cette protection tandis que d’autres sont devenues rares et sont même, pour certaines, au bord de l’extinction. L’exemple de l’Aigle de Bonelli, dont il ne reste plus que 33 couples en France (donnée CENLR 2015), est à cet égard particulièrement parlant. Si tir et le désairage qui consiste à récolter des œufs et des poussins pour la fauconnerie ont diminué, d’autres menaces apparaissent avec l’augmentation de la pression humaine sur les espaces naturels. Ainsi, en période de nidification, le dérangement ne cesse de croître tandis que les milieux sont de plus en plus modifiés par l’Homme. Les collisions et électrocutions sur le réseau électrique constituent également un facteur de mortalité important.

Situés au somment de la chaîne alimentaire, ce qui leur confère un rôle de bio-indicateur de l’état de conservation des écosystèmes, les rapaces sont les premiers à pâtir des modifications du milieu. Par conséquent, l’étude des populations de rapaces est primordiale pour juger de l’état de santé des milieux naturels et limiter leur dégradation.

Pour en savoir plus sur leur présence dans le département de l’Aude, consultez le site http://www.faune-lr.org/

En savoir plus

Le département de l’Aude, du fait des nombreux écosystèmes présents et des influences climatiques montagnardes, atlantiques et méditerranéennes, possède un grand nombre d’espèces de rapaces vivant et se reproduisant sur son territoire. Des belvédères, des observatoires existent dans le département, comme le Roc de Conilhac à Gruissan http://aude.lpo.fr/Migration.html, important site de migration, et l’observatoire des vautours à Bugarach, http://www.bugarach.fr/rapaces.htm.