Département de l’Aude
Allée Raymond Courrière
11855 CARCASSONNE Cedex 9

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Services de santé et de secours

Le département de l'Aude présente une offre de santé d'un niveau qui apparaît globalement satisfaisant. Cependant, cette moyenne masque de fortes disparités entre les territoires. C'est pourquoi le Département se mobilise pour garantir aux habitants un accès aux services de santé et adapter l'offre aux spécificités et aux besoins des populations audoises.

Incendie et Secours

Même si le Service départemental d'Incendie et de Secours (SDIS) constitue une entité autonome, [...]

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Défibrillateurs

60 000 personnes meurent chaque année d’un arrêt cardiaque en France. Pour leur donner une chance, [...]

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Favoriser l'égalité d'accès aux services de santé et de secours

Le Département a maintenu ses services sociaux au plus près des usagers (9 centres médico-sociaux sur tout le territoire) et a équipé 304 communes en défibrillateurs. Il s'implique également dans la lutte contre la désertification médicale.

ZOOM SUR... La lutte contre la désertification médicale dans l'Aude

Quelle est la situation ? Réponse en chiffres

La densité des médecins dans l'Aude est exactement égale à la moyenne nationale pour la province : 162 généralistes pour 100 000 habitants. Il y a 139 médecins spécialistes pour 100 000 habitants - alors que la moyenne nationale est 159 - presque tous installés dans les grandes villes. Près de la moitié des médecins audois ont plus de 55 ans. La population augmente fortement et vieillit (le tiers a plus de 60 ans).

156 médecins nouveaux seraient nécessaires d'ici 2020 pour maintenir l'offre de soins actuelle. Or il n'y a aujourd'hui que 164 internes en médecine générale en faculté de médecine à Montpellier pour la région entière. La désertification touchera aussi bien les villes que les campagnes : il y a avait 55 médecins généralistes à Narbonne en 2007, 28 sont prévus en 2020. Bien qu'au sud et en bord de mer, l'Aude accueille moins de 20 nouveaux médecins par an et 3 d'entre eux seulement s'installeront en cabinet.

Les étudiants en médecine sont formés à travailler en groupe, en hôpital, en ville. Aucun d'entre eux ne connaît le travail parfois solitaire d'un médecin de campagne, d'autant que 90% des étudiants ont toujours vécu dans des grandes villes. Près des 2/3 de ces étudiants sont des femmes, dont les maris, souvent également très diplômés, demandent un travail correspondant à leur parcours.

Que fait le Département ?

FotoliaAccompagner financièrement les étudiants qui effectuent leur stage de médecine générale dans les zones rurales
3600 € sont attribués pour prendre en charge les frais de logement et les déplacements entre Montpellier et le lieu de stage. En 2014, 8 étudiants ont déjà profité de ce dispositif. Le but est d'essayer de les convaincre de revenir s'installer dans le département à l'issue de leurs études.

Créer des Maisons de santé pluridisciplinaires
Elles regroupent dans un même lieu des professionnels de santé : médecins, infirmières, pharmaciens, dentistes. Avantages pour eux : ils ne travaillent pas seuls, ils se partagent les permanences. Avantage pour la population : un service de soins à distance
accessible. Deux établissements fonctionnent à Axat et Tuchan ; 3 sont en cours d’élaboration à Saint-Laurent de la Cabrerisse, Esperaza-Couiza et Durban.

Envoyer un bus de la Protection maternelle et infantile (PMI) qui tourne toute l'année dans 13 villages de l'Aude.
Le Département participe aussi à la hauteur de 360 000 € au financement de l'hélicoptère du SAMU, qui permet l'accès aux soins urgents.

Pour l'avenir...

Globalement, la population de l'Aude est aujourd'hui mieux prise en charge que la moyenne nationale des départements ruraux. L’enjeu est de rentabiliser au maximum le temps médical, en dégageant les médecins libéraux de leurs autres servitudes : secrétariat, dossiers administratifs, tenue des dossiers médicaux des patients… Le département propose donc la création d’une plateforme de services administratifs. La santé et l’organisation des soins cependant restent toujours de la responsabilité de l’Etat.