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ATELIERS DE PHILOSOPHIE AGIR ET VIVRE EN COHERENCE AVEC NOTRE PENSEE

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ATELIERS DE PHILOSOPHIE 2020 : « Agir et vivre en cohérence avec notre pensée : approches de philosophie morale, de Nietzsche à Lévinas », avec Dominique Bondu

– Le thème : La question du rapport à l’autre, de l’altérité met en évidence la tension, comme l’écrit Rousseau, entre « l’instinct de soi » et « l’instinct de pitié ». Ainsi se dessine un parcours réflexif menant de la question de l’être à la morale. Au fond, comme l’écrit Pierre Hadot, à son origine grecque (Socrate, les Stoïciens, les Épicuriens), la philosophie a été pensée comme mode de vie. Au 20e siècle, c’est le parcours qu’a suivi Jean-Paul Sartre, quand à l’issue de L’Être et le Néant, il conclut sur la nécessité d’une réflexion morale.
Après bien des méandres, Cahiers pour une morale paraîtra seulement en 1983, après la mort du philosophe.
Dans le prolongement de ses réflexions sur la relation à autrui, Sartre étudie ce que peut être une « morale concrète » – en situation. Ce parcours est parallèlement celui d’Emmanuel Lévinas qui arrache la philosophie au terrain de l’être pour poser l’exigence d’un sujet humain tourné vers la question de la responsabilité pour autrui.
Au fond, il se révèle un manque, une insuffisance, à s’exercer seulement à la saisie, à la contemplation de l’être. Dans le cours de son existence, le sujet humain est requis dans l’orientation de ses conduites, de sa manière de vivre, il doit répondre de soi et de l’autre. Cette réquisition implique la nécessité de se situer sur le plan de « la raison pratique » et non pas seulement de « la raison pure », pour reprendre ainsi le vocabulaire d’Emmanuel Kant. À partir du moment où nous nous considérons comme possédant une certaine liberté, et n’étant pas seulement soumis au déterminisme ou au destin, nous ne pouvons échapper à la question de ce qui doit guider en conscience notre vie concrète, orienter nos actions. Les Anciens (les
Stoïciens, les Épicuriens, mais aussi Platon et son souverain Bien, au-delà de l’Être) ont également éprouvé la nécessité de réfléchir à une sagesse de vie.
Dans notre monde actuel, marqué par le triomphe de l’Intérêt et de l’utilitarisme économique, où l’affirmation de l’être est devenu l’impératif catégorique de l’individu humain, la question morale revient plus que jamais à sa source : « que faire ? », dans chaque situation concrète de l’existence, où le surgissement de « l’étranger » vient interrompre le circuit fermé de moi à moi, me « dés-inter-esser ». Le cycle 2019 approfondira ce questionnement à partir d’un parcours contemporain allant de Nietzsche à Sartre et Lévinas.