Département de l’Aude
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Bruits de pages

Les trois acteurs majeurs du livre et de la lecture - Maison du Banquet et des Générations (Lagrasse), Montolieu Village du Livre (Montolieu) et le Centre Joë Bousquet & son Temps (Carcassonne) - ont proposé une rentrée littéraire 2017 :

Retour sur l'édition 2017 :

Centre Joë Bousquet et son temps

Maison des Mémoires – 53 rue de Verdun - Carcassonne
04 68 72 50 83
centrejoebousquet@wanadoo.fr
http://cjbousquet.canalblog.com/

Vendredi 29 septembre 2017 à 20 heures 45 : Sylviane Pagès et Laurence Pagès
Samedi 30 septembre 2017 à 15h : Sylviane Pagès et Laurence Pagès
Dimanche 1er octobre 2017 – Chapelle des Jésuites - Auditorium – rue des Etudes – Carcassonne à 15h30
Paloma et Vicente Pradal (musiciens – chanteurs)

Geste, trace et mémoire

Les rencontres du Centre Joë Bousquet proposées dans le cadre de Bruits de Pages permettront d’évoquer le butô, les liens de cette danse avec la poésie et la littérature, l’impact des événements de Hiroshima. Enfin la question de l’immobilité, centrale dans le butô, sera évoquée et permettra de faire un rapprochement avec « l’immobilité » du poète Joë Bousquet.

L’entretien de Sylviane Pagès, enseignante-chercheuse au département danse de l’Université Paris VIII sera accompagnée de propositions dansées de la chorégraphe Laurence Pagès. Ces entretiens se dérouleront vendredi 29 septembre et 30 septembre au Centre Joë Bousquet. Enfin, dimanche 1er octobre à 15 h 30 un récital de Cante Flamenco donné par Paloma et Vicente Pradal clôturera ces rencontres.

Maison du banquet et des générations

Café de l’Abbaye de Lagrasse - 4 Rive Gauche - 11220 Lagrasse
04 68 91 46 65
lamaisondubanquet@orange.fr
www.lamaisondubanquet.fr

Samedi 30 septembre 2017 à 11 heures
en terrasse du café

La rentrée littéraire, par Jean-Baptiste Harang : 581 romans et recueils de littérature française et étrangère paraissent à l’occasion de cette rentrée littéraire. Jean-Baptiste Harang, l'un des plus pertinents critiques littéraires, nous présente les livres qu’il a distingués.

Jean-Baptiste Harang est écrivain, journaliste et critique littéraire. Il entre en 1978 à Libération avant d'y devenir critique littéraire de 1998 à 2007. Il travaille ensuite pour Le Magazine littéraire et commence en 1993 une carrière d'écrivain avec son premier roman Le Contraire du coton. Il a reçu en 2007 le prix du Livre Inter pour La Chambre de la Stella.« Les critiques sont rarement au niveau des auteurs qu'ils défendent. Jean-Baptiste Harang, journaliste à Libération, fait exception : son sixième roman, prix du Livre Inter 2006, vaut toute la prose qu'il admire. […] Il arpente les étages, dit ne pas avoir « la mémoire des souvenirs » mais démontre l'inverse en inventoriant ceux de l'enfance avec une rigueur d'huissier. Y figure notamment ce jour où il apprit que son père ne s'était pas toujours appelé Harang. Un jour étrange, opaque, qui justifie à lui seul cette remontée aux sources, ce retour tardif aux origines de la famille, puis à celles de la langue, puissante, lumineuse, cadencée. On songe à Rouaud, Michon, Bergounioux, qu'Harang a si souvent célébrés dans Libération. » Erwan Desplanques, Télérama, 2013


Dimanche 1er octobre 2017 à 16h

Rencontre avec Antoine Volodine, autour du dernier roman de Lutz Bassmann, Black Village, Verdier, août 2017 : Antoine Volodine est né en 1949. Après des études de russe qui l'amènent au professorat et à la traduction, il se consacre pleinement à l'écriture. Repoussant les frontières de la littérature, détournant ses codes, parasitant ses formes, imaginant des mondes et des voix d'une rare beauté, il signe une œuvre majeure où l'on perçoit les échos de la violence de Maldoror, de la voyance rimbaldienne, du rêve surréaliste et des utopies révolutionnaires. L'étonnante force de sidération de ses livres repose aussi sur une énigme, un secret qui semble sous-tendre toute son œuvre. Il a su créer un champ littéraire situé entre la fin des avant-gardes et le retour aux conventions classiques de la narration.Lutz Bassmann appartient à un monde de fiction. Il est combattant et écrivain (il a participé à l’ouvrage collectif Le Post-exotisme en dix leçons, leçon onze). Le lieu où il poursuit son existence n’est pas précisément communiqué car, bien qu’il ne soit nulle part, il peut se trouver n’importe où sur la planète.Lutz Bassmann, hétéronyme d’Antoine Volodine, nous plonge dans un monde de ténèbres post-apocalyptique et au temps suspendu. Sous sa plume, l’écrivain substitue le « paysage » à l’intrigue : la violence par la magie d’un verbe chamane se mue en épopée surréaliste. « Un moment, pour nous, cela pouvait représenter plusieurs minutes, ou quelques semaines, ou encore nettement plus. »

Montolieu village du livre

Musée des Arts et Métiers du Livre
39 rue de la Mairie – 11170 Montolieu
04 68 24 80 04
montolieuvdl@orange.fr
www.montolieu-livre.fr

Samedi 30 septembre 2017 à partir de 18 heures

Intervenants et invités :
Les éditeurs Venus d’Ailleurs Yoann Armand Gil et Aurélie Aura
Les auteurs Michel Cadière et Rémy Leboissetier








Au sein de l’exposition Pierre Bettencourt-Manifestement singulier, rencontres d’univers poétiques et audacieux, avec les éditeurs et créateurs Venus d’Ailleurs, Yoann Armand Gil et Aurélie Aura. Le merveilleux et le sensible unissent ces amoureux des arts et des livres pour donner naissance à une esthétique onirique. Deux auteurs des éditions Venus d’Ailleurs présenteront leur rentrée littéraire : Michel Cadière et Rémy Leboissetier.


Mais qui est Venus, d'ailleurs ?

Ce qui interpelle et attire l’oeil du lecteur au premier abord dans les créations des Venus d’ailleurs, c’est cette profusion de formes, cette multitude de possibles et d’expérimentations plastiques, poétiques, débridées et audacieuses. Se jouant des frontières des genres, le nom Venus d’Ailleurs devient le symbole d’un collectif extensible et hybride, sans domicile établi, où cohabitent artistes, et écrivains, mais également, patascientifiques, ésotéristes, cinéastes, musiciens… Avec le temps, le collectif se forge une identité polymorphe, intrigante, qui se déploie sur les tables de leurs lieux d’expositions, rappelant les cabinets de curiosités du XVIème siècle.

Extrait de Venus, Karine Marchand

A l’origine, il y a l’invention, en 2006, d’une revue par des artistes et des écrivains réunis autour d’Aurélie Aura et Yoan Armand Gil. Suivie très vite de la création d’une maison d’édition. En huit années, quinze numéros de la revue verront le jour, plus d’une soixantaine d’ouvrages (et autres projets éditoriaux) seront réalisés par plus de quatre-vingts auteurs et artistes. Plus quelques expositions...

Ce qui unit toutes ces personnalités dans Venus d’Ailleurs réside dans un esprit et une esthétique. Une conception du livre comme merveille, musée portatif, utopie libertaire à s’approprier, entreprise sans fin et espace collaboratif d’expérimentation graphique et littéraire. De beaux ouvrages, souvent de petits formats, peu chers, très soignés, sortent de l’Atelier Venus d’Ailleurs, imprimés par In Octo.

Ces Alice-là n’ont jamais douté de la qualité du lait de l’autre côté du miroir et, s’ils défient la rationalité, ils mettent en œuvre des dispositifs rigoureux tout en opérant des déplacements renversants, générant une lecture du monde à l’endroit et à l’envers. Ils partagent l’attrait pour des pratiques artistiques dans l’ordre de la combinatoire, du collage et du montage. Ils fréquentent les alentours du surréalisme, du dadaïsme, de Fluxus, et les formes liées à l’art de l’illusion, du rêve, du brut et du kitsch. Ils abusent du dissonant, de la circulation entre les arts et de l’exploration sans GPS.

Extrait de Étoile fillante, Joëlle Busca