Département de l’Aude
Allée Raymond Courrière
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Gypaète barbu

Gypaetus barbatus

Nom occitan : Pèçaòsses

Longueur : 94 à 125 cm

Envergure : 231 - 283 cm

Poids : 4,5 - 7,1 kg

Longévité : 30 ans

Effectif : 1 couple

Migration : Sédentaire. Les jeunes et immatures sont erratiques.

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Identification : Chez l’adulte, la tête est ornée d’un masque facial noir entourant l’oeil cerclé de rouge et descendant sous le bec pour former une barbe. Gris ardoisé aux ailes, le plumage du ventre et de la tête, blanc à l’origine, acquiert une coloration orangée grâce à des bains dans dans des eaux ferrugineuses. Les juvéniles et les immatures sont brun foncé. Ses très longues ailes étroites et pointues et sa longue queue cunéiforme lui donnent une silhouette svelte et élancée en vol, assez semblable à un immense faucon.


Répartition : Le Gypaète barbu se répartit de façon sporadique de l’Afrique du Nord à l’Asie Mineure et à la Chine. Deux autres populations subsistent en Ethiopie et en Afrique du Sud (Drakensberg). En Europe, son aire de distribution s’est morcelée et il n’est plus présent actuellement que dans les Pyrénées, en Corse et en Crète. Il a été réintroduit dans les Alpes et en Andalousie. Dans l'Aude, un premier couple s’est installé dans les Pyrénées en 2009 et sa présence devient de plus en plus régulière dans les Corbières.

Reproduction : 1 ou 2 œufs sont pondus en début d'hiver (décembre/janvier). Mais même si les 2 œufs parviennent à éclore, un seul jeune est élevé et ce dernier s’envole dans le courant de l’été.


Habitat :
Le Gypaète barbu affectionne les reliefs accidentés et abrupts présentant à la fois des milieux ouverts où il peut repérer les carcasses des animaux morts et des milieux rocheux avec des falaises où il pourra nicher dans de vastes cavités à l'abri des intempéries.

Régime alimentaire : Espèce strictement nécrophage, le Gypaète barbu se nourrit principalement des restes osseux qu’il prélève sur des cadavres d’ongulés domestiques ou sauvages (moutons, chèvres, chamois, mouflon ou bouquetin). Pour les os les plus longs, impossibles à ingérer en entier, il les casse en les laissant tomber sur des rochers et pierriers : d'où son surnom de « casseur d’os ».