Département de l’Aude
Allée Raymond Courrière
11855 CARCASSONNE Cedex 9

Voir l'image en grand

Valérie Dumontet,

Vice-présidente du Conseil Départemental de l'Aude, en charge de la Jeunesse, de l'International et de la Démocratie participative


L'événement a été co-construit avec 7 jeunes Audois et plusieurs Tunisiens. On ne voulait pas de longs discours, de formalisme, et au final peu d'échanges et d'interactions avec le public.

On s'est rendu compte qu'il fallait partir des jeunes. Il faut travailler avec leurs outils pour qu'ils s'approprie le projet. Alors on va le concevoir en commun, sans savoir si ce sera une instance physique ou virtuelle, si ce sera itinérant ou fixe, comment cela sera présenté.

Nous allons également collaborer avec le futur conseil municipal des jeunes de Sousse.

Nous allons renforcer encore nos liens avec les territoires où des coopérations ont déjà été entamées, depuis 2012. A Sousse en Tunisie, mais aussi avec des communes libanaises (Byblos, Zgharta, Jbayl). Cette échelle « territoriale » permet de faire du concret. Notre territoire peut avoir un vrai écho dans ces pays, avec sa démarche de terroir, de circuits courts et de filières locales, etc.

C'est une réponse de proximité qui peut par exemple aider à solutionner les problèmes de désertifiation rurale et de concentration urbaine rencontrés dans ces pays.

Vous êtes ici : Accueil > Territoire & Développement > International > Assises audoises de la solidarité internationale

Assises audoises de la solidarité internationale

La 4e édition des Assises audoises de la solidarité internationale s'est tenue le 9 décembre, à l'Hôtel de Département, en présence d'une cinquantaine de jeunes. Plusieurs jeunes Tunisiens étaient invités, suite à la participation du Département au Forum de la Jeunesse de Tunis, en mai. Les Assises ont adopté pour l'occasion un nouveau format, clairement participatif.

Dialoguer autrement avec les jeunes


Une scène de théâtre, quelques acteurs amateurs, des messages simples. La première scénète du « théâtre-forum » des Assises présente un élu (fictif) à son pupitre, qui énonce son discours technique, dans la « novlangue » bien connue des politiques. Les jeunes l'interpellent : « Mais de quoi tu nous parles, on ne comprend rien à ce que tu racontes »... puis ils partent, à défaut d'avoir eu des réponses.

Autre scénète jouée :

Voir l'image en grand

on revit cette fois le Forum des jeunes de Tunis... D'un côté, un atelier où l'on parle financements européens et modalités d'éligibilité. De l'autre, un atelier où les Tunisiens et les Français essaient de se comprendre, chacun dans leur langue. De toute part, le besoin de traduction devient obligatoire.

Au travers de ces mises en situation vécues et de plusieurs ateliers, les Assises, réalisées en co-construction, ont expérimenté une approche moins formalisée de la chose publique et des difficultés de la coopération. Le rendez-vous a permis aux intervenants de s'interroger sur les rapports entre les élus et les jeunes, de montrer l'intérêt d'une expérience internationale (mâturité, autonomie, adaptation) pour se construire et favoriser un engagement local, de trouver de nouveaux ressorts pour échanger.

« Il faut d'urgence adapter le langage du politique aux nouvelles pratiques et outils. En tant qu'élu, ça nous percute mais on se doit de réagir » a souligné Valérie Dumontet, vice-présidente du Conseil Départemental.

Quelques pistes...

Voir l'image en grand

Parmi les thèmes les plus marquants des différents échanges figurent le besoin d'accompagnement et de formation professionnelle, de portage de projet et d'associations pour encadrer, de financement aussi pour mener à bien ces actions de coopération.

« Notre volonté est bien de poursuivre la coopération décentralisée engagé par le Département, en y placant la jeunesse au cœur », a insisté le Président du Conseil Départemental, André Viola.



Dans cette idée, élus et jeunes vont par exemple concevoir et piloter ensemble le futur Conseil Départemental de la Jeunesse. Celui-ci devrait rapidement collaborer avec la ville tunisienne de Sousse, représentée aux Assises. Un conseil municipal de jeunes va en effet y être créée.

Voir l'image en grand

Gwendoline, de l'association carcassonnaise « Un bouchon, un don une action »

« Pendant le Forum de Tunis, vous avez été cool (à l'adresse de Valérie Dumontet, qui a accompagné les jeunes). Vous nous avez aidé, vous avez animé, mais vous n'avez pas fait « moi je suis élu, alors je commande » ».

Aziz, jeune Tunisien de l'association « Sousse Propre »

« Faire tout ça m'apporte de la confiance et j'apprends sur votre façon de travailler et de monter les dossiers. Il n'y a rien sur l'écologie en Tunisie, je vais rapporter plein de nouvelles idées, juste en regardant. »

Luis, de la MJC de Gruissan

« En tant que Portugais, arrivé en 2012 en France, j'ai l'expérience de l'adaptation. Mais il faut faire plus, faire l'effort de s'investir pour montrer à tout le monde que l'on peut faire, mais aussi pour dépasser sa propre peur. »

Kamal, de l'association carcassonnaise « Un bouchon, un don, une action »

« Le voyage en Tunisie nous a permis de voir nos différences et de se rendre compte de la chance que l'on peut avoir en France si l'on veut réaliser des projets. Je vais débuter des études en langues pour pouvoir repartir à l'étranger. »

Othman, jeune Tunisien engagé dans le projet « Municipalité efficace »

« En politique, il n'y a pas d'imcompris, il n'y a que de mauvais communicants. Les politiciens parlent soit des valeurs, soit de dossiers avec leurs mots techniques. Nous, on veut savoir les activités réalisées et avoir des bilans des actions. »