Département de l’Aude
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11855 CARCASSONNE Cedex 9

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L'eau, une ressource à préserver

Qu'elle soit potable et réservée à la consommation humaine ou brute et destinée à l'irrigation, l'eau constitue un enjeu majeur pour l'avenir du département. Conscient qu’elle doit être protégée et valorisée, le Département de l’Aude mène, depuis de nombreuses années, des politiques ambitieuses dans le domaine : aménagement de barrages et de réserves interannuelles, gestion raisonnée et mutualisée, lutte contre le gaspillage, actions pour une eau potable de qualité, accompagnement de l’irrigation agricole…

Actualité : lisez notre dossier sur l'eau

Le plan ALDAE

Le Département a décidé d'anticiper l'évolution du climat, qui risque d'accroître la fréquence et la gravité des périodes de sécheresse. Intitulé ALDAE, son plan d'actions prévoit bien entendu de lutter contre toutes les formes de gaspillage, dans les collectivités comme chez les particuliers. Le plan a été adapté et renforcé pour répondre aux besoins d'une population en augmentation constante. D'ici 2030, on estime qu'il faudra 6 millions de mètres cubes d'eau supplémentaires pour répondre aux besoins des Audois, pour leur consommation, leurs usages domestiques et pour l'irrigation des cultures.

Trois axes de travail principaux :

  • encourager les économies,
  • protéger les captages en luttant contre les pollutions et en améliorant les procédés de traitement
  • garantir la qualité de l'eau, l'une des meilleures en France aujourd'hui.

Développement des connaissances et évolution des réseaux de suivi

Le Département anime deux réseaux de mesure de suivi des ressources en partenariat avec les Agences de l'eau et la Région :

  • réseau piézométrique qui mesure les variations des nappes souterraines. Ce sont 22 stations qui mesurent en continu les niveaux des nappes des différents aquifères du territoire
  • réseau de suivi qualitatif des eaux de surface : ce sont 127 points de mesures qui sont relevés puis analysés chaque année, à chaque saison.

Animation d'un Observatoire départemental de l'eau

Ses missions : rassembler les informations liées à l'eau, suivre l'évolution du prix et de la gestion de l'eau, installer des stations de mesures de niveaux des eaux

Intégration de zones à protéger au sein des Espaces naturels sensibles

Trois types de milieux sont identifiés comme prioritaires au regard de la thématique « eau ». Il s'agit des têtes de bassins versants, des tourbières et des lagunes.

Promotion des économies d'eau

L'un des enjeux majeurs est de favoriser l'émergence de projets agricoles (et viticoles en particulier) qui puissent répondre à une triple logique, d'économie d'eau, de rentabilité économique et de préservation de l'environnement.
En effet, la ressource mobilisée en eau brute pour l'agriculture sur 12.000 hectares irrigués est de 30 Mm3. Cela représente en volumes d'eau prélevés 100 Mm3, dont 93 Mm3 sur des eaux superficielles et 7 Mm3 sur des eaux souterraines. Seulement 3 Mm3 sont distribués en
goutte-à-goutte, le reste transite toujours par des réseaux

Comment économiser l'eau ?

Il existe deux types d'économie d'eau, chacun à son niveau : les économies pour les collectivités et celles pour les particuliers.

Ce que le Conseil départemental a instauré à son niveau peut inspirer toutes les collectivités :

  • mise en place de limiteurs de débit sur les robinets des bâtiments,
  • installation de chasses d'eau à double commande
  • pour les espaces verts, seuls des végétaux peu gourmands en eau sont plantés

A la recherche de fuites sur les canalisations

Le Conseil départemental assiste techniquement et financièrement les communes pour le renouvellement des canalisations. Les pertes d'eau sont parfois conséquentes pour les installations qui datent des années 1950...
La recherche de fuites dans les villages est l'une de ses missions. Elles peuvent faire économiser près de 30 % d'eau potable.
Les communes se doivent d'entretenir, de nettoyer et de contrôler leur réseau d'eau. Mettre des compteurs sur tous les équipements publics est un moyen simple de détecter une fuite par exemple.

Chaque geste compte !

A son domicile, chaque personne consomme en moyenne 150 litres d’eau par jour, soit 55 m3 par an. Les économies sont possibles, car il s’agit de limiter les pertes en réparant les robinets qui fuient (jusqu’à 50 mètres cube d’eau gâchée par an) et de diminuer sa consommation, en posant des mousseurs sur les robinets par exemple. Il faut ajouter aussi que laver sa voiture au jet, c’est 300 à 400 litres d’eau qui sont nécessaires… Il vaut mieux privilégier les stations de lavage, dont l’eau est recyclée !

La qualité de l’eau : un effort de tous les jours

Préserver et protéger les points de captage d'eau est une chose. Mais il faut aussi améliorer la qualité de l'ensemble des rejets domestiques, agricoles et industriels...

Le Conseil départemental tente donc d'abord de résorber les dépôts sauvages d'ordures qui pourraient menacer les cours d'eau ou les eaux souterraines. Il surveille et encourage les communes à surveiller de la même façon les installations de traitement de l'eau brute et les rejets des stations d'épuration (valorisation des boues, plans d'épandage). Il met également en place des plans d'amélioration des pratiques agricoles et contrôle les rejets des fosses septiques des particuliers. Enfin, il restaure et préserve les fonctions écologiques de tous les milieux naturels qui ont un impact particulier sur la qualité et la quantité d'eau.

Le réseau de suivi de la qualité des eaux superficielles veille, lui, au bon état de nos rivières. Le Conseil départemental suit la qualité des rivières avec 126 points de mesures répartis sur tout le Département. L'objectif de ce réseau est de connaître l'état des milieux aquatiques et d'identifier les causes de leur dégradation. Ainsi, il est possible d'évaluer les actions à mettre en oeuvre pour que ces milieux atteignent le bon état... Et le conservent.

La préservation et restauration des zones humides

Les zones humides sont des terrains, exploités ou non, inondés ou gorgés d'eau douce, salée ou saumâtre pourvus d'une végétation adaptée au milieu. Elles jouent un important rôle de régulation des flux d'eau en ralentissant les écoulements en période très pluvieuse et en contribuant au maintien des débits en période sèche. L'Aude étant un département fortement soumis à des phénomènes climatiques tels que sécheresses ou inondations, on comprend l'intérêt de conserver des milieux naturels capables d'en atténuer les effets.

Ces zones humides sont, de plus, des milieux naturels particulièrement riches en faune et flore indigènes. De fait, elles contribuent à l'exceptionnelle biodiversité du département.

La lutte contre les pesticides

Le Conseil départemental de l'Aude s’est engagé depuis plusieurs années dans une démarche "Zéro phyto" de supression de l’usage des pesticides, pour protéger la santé des Audois et leur environnement.

La prévention des risques d'inondation

Plus de la moitié des communes audoises sont exposées au risque d'inondations selon le schéma départemental des risques majeurs. C'est pour amoindrir ce risque que le Conseil départemental a incité les 436 communes audoises à s'organiser pour entretenir le lit des rivières en syndicats de bassin.

En savoir plus sur le Syndicat Mixte des Milieux Aquatiques et des Rivières (SMMAR)